En quelques mots…

Une fable contemporaine à hauteur d’enfants 

Romain et Sabah, deux enfants de neuf ans vivant dans un HLM incarnent un écho contemporain des fantômes de Roméo et Juliette.

Ils nous plongent dans un monde qu’ils réinventent en transformant le réel.

La pièce Les Séparables représente avec finesse un état de notre société contemporaine, fragmentée, avec ses cicatrices ouvertes. Elle fait apparaître les projections et les crispations envers l’autre au sein d’un même milieu social.

Les mots intuitifs de Fabrice Melquiot nous percutent par leur justesse.

Distribution…

Les Séparables de Fabrice Melquiot,

Mise en scène : Nathalie Dutour

Avec Aïda Hamri et Simon Chaillou

Chargée de production : Céline Boudet

Création lumière : Jean-Charles Vautrin

Intentions

Je suis entourée par l’écriture de Fabrice Melquiot depuis une quinzaine d’années.

Ce qui crée le déclic dans le désir de mettre en scène une pièce, c’est un choc lors de la lecture d’un texte, comme un secret qui doit être révélé et partagé au plus vite.
Ensuite, on essaie de formuler ce qui compose ce choc avec nos propres mots, dans la rencontre avec les acteurs, l’espace et le public. Mais parfois, certains textes comprennent déjà tout ça, sous les mots, dès la première lecture : les silences, le rythme, le corps des acteurs, l’espace, la présence des spectateurs, certaines lumières…
Ça a été le cas lors de ma première lecture de la pièce : Les Séparables.

Il me semble qu’il y a dans ce texte quelque chose d’essentiellement théâtral.
Bien-sûr, il y a un écho contemporain des fantômes de Roméo et Juliette.

Mais je crois qu’il y a aussi un questionnement sur la relation à l’autre qui résonne avec quelque chose d’originel dans le rapport théâtral et dans le dialogue, ou plutôt dans le regard que chacun porte sur l’autre et sa différence. On parle ici de l’ ”autre” en tant que point de vue, des différents « autres » aux yeux de chacun : l’autre en tant qu’objet de désir, d’amour, mais aussi support de représentations, d’animosité et de peurs.

Nathalie Dutour