En quelques mots…

En France. Un appartement vide. Des cartons. Un homme attend. Il a attendu pendant des mois. La femme rentre. Le couple se retrouve dans un nouveau nid, un futur chez eux.

A Dacca, à des milliers de kilomètres, l’usine textile du Rana Plaza s’effondre. Plus de mille cent morts. Les étiquettes de Camaïeu, Carrefour, Auchan, Mango, Benetton sont retrouvées dans les décombres.

Entre ces deux événements lointains, quel fil peut se tisser ?

Distribution…

Comment on freine ? de Violaine Schwartz

Mise en scène : Nathalie Dutour

Avec : Mélaine Catuogno et Mathieu Tanguy

Chargée de production : Céline Boudet

Lumières : Jean-Charles Vautrin

Chorégraphie : Christelle Estival

Décor : Xavier Clément

Traduction bengali : Spira Ghose

Montage son : Romain Deldon

Un spectacle soutenu par le fonds Artscène 2019. 

Intentions…

Nos vêtements. Que sont-ils pour nous ?

Objet de séduction, deuxième peau, carapace à l’image du poste que nous occupons dans la société ?

Ces mêmes vêtements.  Que sont-ils pour l’ouvrière bangladaise qui les confectionne ?

« 200 mètres de fil pour une pièce », « 4,5 centimes pour 12 pièces cousues », « 700 pièces par jour » ?

Nos vêtements nous sont familiers. Ils façonnent notre rapport aux autres. Ils nous collent à la peau. Pourtant ils viennent de loin. Ils ont traversé la moitié du globe. L’effondrement du Rana Plaza est aussi une information qui vient de loin. Elle a perdu de sa réalité avec la distance.

Par le biais de ce couple et de leur parcours, la vie des ouvrières bangladaises et l’effondrement du Rana Plaza se rapprochent de nous. Les fissures du mur de l’usine donnent à voir les fissures de la raison et les aberrations d’une surproduction.

Comment on freine ? nous entraîne vers la question de la délocalisation, des conditions de production de nos objets usuels à l’autre bout du monde. Quel est le coût environnemental et humain d’un T-shirt à 2 euros ?
Violaine Schwartz m’a dit qu’elle voyait cette pièce comme un conte. Les vêtements vont concrètement prendre le pouvoir au plateau. Ils vont envahir l’espace, dépasser les comédiens. Ils témoignent de l’absence de celui qui les porte, de celui qui les créée. Ils ont un pouvoir symbolique.

Et le conte, dans sa force poétique, nous interroge sur nos moyens d’action.

Nathalie Dutour

Biographies…

Mathieu Tanguy, comédien

Après des études universitaires en Art du Spectacle à Aix/Marseille et une formation en compagnonnage avec La Compagnie d’Entraînement au théâtre des Ateliers d’Aix-En-Provence, il intègre l’ERAC en 2007.
Il y rencontre notamment Gildas Milin ou encore Catherine Marnas. Avec elle et l’Ensemble 18, ils signent un spectacle de sortie d’école avec des textes de Bernard-Marie Koltès : Si un chien rencontre un chat, Festival d’Avignon In 2010.
Depuis il joue dans L’école des femmes de Molière avec la compagnie Série Illimitée ou encore dans Le Malade imaginaire, mise en scène par Renaud Marie Leblanc.
Il travaille également avec d’autres comédiens de L’ERAC : Quelque chose de commun, mise en scène de Juliette Peytavin au 13 Vents, à Montpellier.
Il rencontre la compagnie Chantier Public en 2014, et démarre la création de Comment on freine ? en 2016.
Dernièrement il a participé à la tournée d’une adaptation
d’Antigone de Sophocle, notamment en Chine.

Mélaine Catuogno, comédienne

Mélaine suit un cursus au conservatoire de théâtre d’Avignon, sous la direction de Jean-Yves Picq et en sort diplômée en 2012. Elle y côtoie Yves Marc, François Cervantes, Martine Viard et Christian Mazzuchini.
Parallèlement, elle intègre le Théâtre Rural d’Animation Culturelle et joue dans plusieurs pièces dont Caligula et Le
malade imaginaire, sous la direction de Vincent Siano et Yvo Mentens.
Aujourd’hui, elle est directrice artistique de la compagnie Le bruit de la rouille avec laquelle elle présente le spectacle Assoiffés de Wajdi Mouawad, coup de coeur de la presse Festival
OFF d’Avignon 2016 et spectacle conseillé par le Festival In d’Avignon 2018.
Elle signera la mise en scène de la nouvelle création de la compagnie ; Antoine et Cléopâtre de William Shakespeare.

Elle travaille également avec d’autres artistes et compagnies : Anne Gaillard, la compagnie Éclats de Scènes, la compagnie Jeux de mains jeux de vilains, La compagnie Art’R’Natif ainsi qu’avec le collectif Subito Presto dans le cadre d’un Voyage du geste au Liban.
En 2016 elle démarre la création de Comment on freine ?

Retour presse…

La pièce Comment on freine ? de la compagnie avignonnaise Chantier Public a enchanté les spectateurs. […] nous intéresse à des sujets quotidiens et mondiaux, en passant du microcosme de nos vies minuscules à l’économie mondiale.

La Provence – 7 mai 2017

Le public a été emporté dans l’étroit appartement d’un couple qui aménage, pour finir à l’autre bout du monde en Inde. Un excellent travail de la compagnie Chantier Public.

Vaucluse Matin- 4 mai 2017

La mise en scène de Nathalie Dutour est ingénieuse, développant l’imaginaire des spectateurs. Les parties en langue Bengali nous emportent ailleurs, nous mettant dans la peau de l’autre.

Vaucluse Matin – 14 mai 2018

La Compagnie Chantier Public est bien connue sur Avignon […] Elle a su donner au beau texte de Violaine Schwartz, grâce à la mise en scène de Nathalie Dutour, une portée qui va bien au-delà du simple spectacle dit engagé ou mieux encore militant […] l’interprète féminine sait donner la parole à celles qui ne l’ont jamais […] les sacrifiées voire les victimes, que pour une fois le théâtre réhabilite […] Voilà un spectacle, encore une fois, nécessaire […] Donc, à ne pas manquer !

Théâtrothèque – juillet 2018

Mélaine Catuogno et Mathieu Tanguy ajoutent une petite pierre à l’édifice de la prise de conscience et rendent un hommage vibrant à ces ouvrières de l’autre bout du monde.

Ouest France – novembre 2018

Extraits…

Festival Avignon off 18…

Espace Pro…

« Merci beaucoup ! C’est très beau et émouvant pour moi ! Je
vous souhaite grande suite ! »

Violaine Schwartz

« Bravo et merci. On oublie trop vite. On avance trop vite. Merci
d’avoir freiné pour nous. »

Stéphanie

« Bravo de nous interroger de cette si belle manière. Merci aux
acteurs de vouloir nous rendre acteurs des changements que
l’on souhaite voir dans le monde. Une très belle mise en scène. »

Monique

« J’en reste sans voix. »

Albane

Message porté avec corps et voix, avec profondeur.

Christelle

« Jolie pièce bien pensée et bien jouée, beaucoup d’humour et
beaucoup de réalité. »

Patrick