En quelques mots…

En France. Un appartement vide. Des cartons. Un homme attend. Il a attendu pendant des mois. La femme rentre. Le couple se retrouve dans un nouveau nid, un futur chez eux.

A Dacca, à des milliers de kilomètres, l’usine textile du Rana Plaza s’effondre. Plus de mille cent morts. Les étiquettes de Camaïeu, Carrefour, Auchan, Mango, Benetton sont retrouvées dans les décombres.

Entre ces deux événements lointains, quel fil peut se tisser ?

Distribution…

Comment on freine ? de Violaine Schwartz

Mise en scène : Nathalie Dutour

Avec : Mélaine Catuogno et Mathieu Tanguy

Chargée de production : Céline Boudet

Lumières : Jean-Charles Vautrin

Chorégraphie : Christelle Estival

Décor : Xavier Clément

Traduction bengali : Spira Ghose

Montage son : Romain Deldon

Note d’intention…

Nos vêtements. Que sont-ils pour nous ?

Objet de séduction, deuxième peau, carapace à l’image du poste que nous occupons dans la société ?

Ces mêmes vêtements.  Que sont-ils pour l’ouvrière bangladaise qui les confectionne ?

« 200 mètres de fil pour une pièce », « 4,5 centimes pour 12 pièces cousues », « 700 pièces par jour » ?

Nos vêtements nous sont familiers. Ils façonnent notre rapport aux autres. Ils nous collent à la peau. Pourtant ils viennent de loin. Ils ont traversé la moitié du globe. L’effondrement du Rana Plaza est aussi une information qui vient de loin. Elle a perdu de sa réalité avec la distance.

Par le biais de ce couple et de leur parcours, la vie des ouvrières bangladaises et l’effondrement du Rana Plaza se rapprochent de nous. Les fissures du mur de l’usine donnent à voir les fissures de la raison et les aberrations d’une surproduction.

Comment on freine ? nous entraîne vers la question de la délocalisation, des conditions de production de nos objets usuels à l’autre bout du monde. Quel est le coût environnemental et humain d’un T-shirt à 2 euros ?
Violaine Schwartz m’a dit qu’elle voyait cette pièce comme un conte. Les vêtements vont concrètement prendre le pouvoir au plateau. Ils vont envahir l’espace, dépasser les comédiens. Ils témoignent de l’absence de celui qui les porte, de celui qui les créée. Ils ont un pouvoir symbolique.

Et le conte, dans sa force poétique, nous interroge sur nos moyens d’action.

Nathalie Dutour

Biographies…

Mathieu Tanguy, comédien

Après des études universitaire en Art du Spectacle, il intègre l’ERAC en 2007. Il créé avec l’ensemble de sa promotion et Catherine Marnas un spectacle  « Si un chien rencontre un chat », Festival d’Avignon In 2010.

Depuis il joue dans L’école des femmes de Molière.

 Il travaille également avec d’autres comédiens de l’ERAC .

En 2016, il intègre la compagnie Chantier Public avec le spectacle « Comment on freine ? ».

Mélaine Catuogno, comédienne

Diplômée du Conservatoire d’Art Dramatique d’Avignon et formée en parallèle au TRAC, Mélaine travaille aujourd’hui avec plusieurs compagnies dont Le Bruit de la Rouille, Chantier Public et Éclats de Scènes.

Retour Presse…

“La pièce Comment on Freine ? de la compagnie avignonnaise Chantier public a enchanté les spectateurs.” La Provence

“[…] nous intéresse à des sujets quotidiens et mondiaux, en passant du microcosme de nos vies minuscules à l’économie mondiale.” La Provence

“Le public a été emporté dans l’étroit appartement d’un couple qui aménage, pour finir à l’autre bout du monde en Inde. Un excellent travail de la compagnie Chantier Public.” Vaucluse Matin

Festival Avignon off 18…

Espace Pro…

Petite pierre à l’édifice de la prise de conscience, hommage à ces petites mains de l’ombre qui nous habillent.

Jolie pièce bien pensée et bien jouée, beaucoup d’humour et beaucoup de réalité.

Patrick

Bravo, très bien joué, danse réussie, maintenant on regardera d’un autre œil nos vêtements.

M.Do

Message porté avec corps et voix, avec profondeur.

Christelle